VINGT CENTIMÈTRES
Paroles de Suzanne Gagnon
Vingt centimètres sur la ville
L’apocalypse en robe blanche
La course des heures enlisée
Dans mille flocons de silence
Après quelques jours de redoux
Faut pas crier printemps trop vite
L’hiver s’était moqué de nous
C’est le retour aux troglodytes
Vingt centimètres qui s’empilent
Pour engloutir tout un dimanche
Perchées de travers, immobiles,
Les autos maudissent l’avalanche
Les rafales bousculent et déjouent
Les fous lancés à leur poursuite
Dans l’impuissance jusqu’aux genoux
Les piétons testent leurs limites
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Ça tombe, ça tombe
Ça tombe dru
Le reste du monde nous a perdus
Ça tombe, ça tombe
Ça tombe bien
Prends ma main
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Si la tempête dure toujours
On vivra tout nus sous la neige
Robinsons cachés dans l’igloo
On tiendra des jours et des jours
Tant qu’il nous restera du bois
Tant qu’il y aura des conserves
On vivra d’amour à la fraîche
Et mon printemps ce sera toi
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Vingt centimètres : ainsi soit-il
Et ta main posée sur ma hanche
Une tempête qui tombe pile
Dessous les plumes, on fait des anges
On pourrait s’plaindre mais après tout
On a le temps que l’on mérite
Si l’ciel veut faire des mauvais coups
Au moins, que quelqu’un en profite
Refrain x 2
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Ça tombe, ça tombe
Ça tombe dru
Le reste du monde nous a perdus
Ça tombe, ça tombe
Ça tombe bien
Prends ma main
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© 2009 Suzanne Gagnon
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